Sécurité routière : vite, un éthylotest !

Publié le Mercredi 1 février 2012

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Bientôt les ethylotests obligatoires

On avait déjà le gilet fluorescent ; bientôt, on aura l'éthylotest. En effet, à compter du 31 mars, tous les conducteurs devront en équiper leur véhicule et, dans les centres automobiles, c'est déjà la ruée.

Depuis quelques semaines, chez les distributeurs, on remarque une nette augmentation des ventes depuis l'annonce faite début janvier par Claude Guéant, ministre de l'Intérieur, qui a néanmoins souligné que cette date butoir serait retenue à la condition que les usines de production puissent en fournir suffisamment. Heureusement, les centres auto avaient anticipé la demande et n'ont pas été en rupture de stock. Les usines de Contralco, leader européen de l'éthylotest à usage unique, tournent à plein régime, car environ 30 millions de véhicules sont à équiper en France.

Pourtant, l'obligation de posséder un éthylotest date de 1970, date où les seuils d'alcoolémie pour les conducteurs ont été établis. Le texte ainsi que le décret d'application n'avaient jamais été publiés jusqu'alors. Néanmoins, cette mesure risque de créer quelques problèmes dans les tribunaux. En effet, si un conducteur, après une soirée chez des amis souffle dans son éthylotest à minuit et que tout est ok, il peut toutefois être contrôlé positif par les forces de l'ordre un peu plus tard. Il faut savoir que le pic maximum d'alcoolémie se situe entre 30 minutes et une heure après avoir absorbé de l'alcool. La bonne foi de l'automobiliste étant indéniable, il sera difficile de prouver le délit.

Pour certains, ce nouveau texte n'est qu'une mesurette supplémentaire, qui ne sera suivie que par ceux qui sont sensibilisés au problème de l'alcool au volant. Et, bien entendu, les autres passeront au travers. Seuls un éthylotest anti-démarrage, comme complément ou alternative à une sanction pénale, ainsi qu'un renforcement des contrôles policiers sur les routes seraient efficaces.