Permis de conduire moins cher

Publié le Mercredi 1 février 2012

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Les auto-écoles sociales, une vraie alternative

Depuis quelques années, certaines auto-écoles n'hésitent pas à proposer de passer le permis à un moindre coût afin de permettre aux chômeurs et aux plus défavorisés de (re)trouver un emploi.

Il est vrai que sans permis, on ne peut pas trouver d'emploi et que sans travail, difficile de se payer le permis. Une personne aura beaucoup de mal à aller démarcher des employeurs si elle n'a pas ce précieux sésame. Et, pour la plupart des offres d'emploi, il faut soit des diplômes, soit le permis de conduire. Certains jeunes préfèrent même abandonner leur recherche d'emploi, plutôt que de se présenter sans permis. Comment faire quand certains organismes de financement ne débloquent des fonds pour la formation au permis que s'il y a une promesse d'embauche à la clé ?

Ces auto-écoles « sociales » sont alors l'ultime solution pour ceux et celles qui se sont vu refuser un entretien d'embauche ou dont le CV a été disqualifié d'office. Elles accueillent les personnes en situation précaire, qui ne travaillent pas ou ne rentrent dans aucun dispositif. Pour celles qui ne pouvaient pas supporter une formation en auto-école traditionnelle, jugée trop chère, elles proposent un tarif plus attractif, avec la possibilité de payer en plusieurs fois. Dans tous les cas, le permis n'est pas gratuit, le but n'étant pas de faire de l'assistanat, mais de l'accompagnement afin de motiver les candidats. Le coût restant est financé soit par le fonds social européen, soit par la mission locale, la direction départementale ou le fonds d'insertion professionnelle pour les jeunes.

Pour y accéder, ces auto-écoles demandent aux candidats de passer un test et un entretien gratuits pour s'assurer qu'ils ne rencontreront pas de problème lors de leur formation. Ceci permet de faire un bilan de leurs compétences et de valider le projet ou bien de les réorienter, si ces derniers présentent des difficultés d'apprentissage.

 

Cependant, le pourcentage d'abandons en cours de formation reste élevé. En effet, la plupart des stagiaires étant sortis du système scolaire ou en échec scolaire, il leur est difficile de réapprendre à apprendre. C'est pourquoi, le rôle du formateur est donc de s'adapter à leurs difficultés en proposant différentes méthodes, des cours spécifiques, en utilisant des tableaux, des schémas et pas seulement des DVD. Réussir l'examen théorique leur permettra de remettre en route une dynamique et d'accéder à un statut social différent. Être comme tout le monde, voilà est un bon début pour stopper le cercle vicieux de la pauvreté.