Nouvelle campagne pour les motocyclistes

Publié le Dimanche 27 Mai 2012

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La campagne de sensibilisation lancée le 23 mai par la Direction à la Sécurité et à la Circulation Routières (DSCR) qui a pour slogan, « À moto, le plus grand danger, c'est de penser qu'il n'y en a pas », est plutôt bien vue. Depuis quelque temps, les statisticiens de l'ONISR ont constaté une donnée récurrente des accidents de moto, à savoir le motard qui se tue en solo (sans tiers identifié), de jour et par beau temps, en rase campagne.

 

À moto, 2 accidents mortels sur 3 ont lieu en rase campagne,
dans 7 cas sur 10 en plein jour,
dans 8 cas sur 10 par beau temps.

Contrairement à la circulation en agglomération, où le motard est davantage sur ses gardes, par une anticipation et une attention extrêmes qui lui permettent de déjouer tous les pièges, en rase campagne, il a plutôt un sentiment d'invulnérabilité. Et, une fois dégagé du trafic, de jour et sur route sèche, il a souvent tendance à changer de comportement et à mettre les gaz.

Toutefois, cette campagne oublie de mentionner les motards tués dans les collisions, ce qui soulignerait la nécessité d'un meilleur partage de la route. Sur les 704 morts à moto en 2010, 404 l’ont été dans une collision avec un tiers identifié et 47 dans une multicollision. Dans 53 % des collisions à deux, le motard n’était pas responsable.

Tandis que le parc de deux-roues à moteur en circulation a été multiplié par 6,7 entre 1970 et 2010, le nombre de tués n’a été multiplié que par 2,2 (de 327 à 704). C’est toujours beaucoup trop. Mais, ces décès soulignent, encore une fois, que le problème de cohabitation auto-moto, voire camions-moto, s’accroît avec le parc. Alors, pourquoi ne s’attacher qu’aux accidents survenus sans tiers identifié ?

Pourtant, avec une vraie politique d’éducation (et non de communication), ces statistiques pourraient sans doute diminuer.