L'EXAMEN DU CODE BIENTÔT POSSIBLE DANS LES LYCÉES ?

Publié le Mardi 27 Janvier 2015

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Le projet de loi Macron a été examiné en commission et un amendement concernant la possibilité de passer son code au lycée a été adopté.

Il sera donc bientôt possible de passer son code au lycée. En primaire, il y a déjà l’APER (Attestation de Première Éducation à la Route), au collège, l’ASSR 1 (Attestation Scolaire de Sécurité Routière niveau 1) et l’ASSR 2 au lycée. La sécurité routière est un thème déjà largement abordé dans le système scolaire. Mais, passer son code dans son établissement, ce serait un vrai progrès !

En décembre 2014, le gouvernement souhaitait déjà déléguer à des opérateurs agréés la surveillance du code de la route pour réduire les délais de passage du permis. La commission spéciale de l’Assemblée, qui a examiné projet de «loi Macron», a proposé un amendement qui rend possible la préparation et la présentation au code dans les locaux des lycées, pour les élèves volontaires et en dehors du temps scolaire.

Faciliter le passage du code, c’est aider les jeunes pour leur futur permis

Externaliser l’épreuve théorique permettrait aux inspecteurs de consacrer plus de temps à l’épreuve pratique du permis. Les délais de passage de l’épreuve pratique seront par conséquent réduits et les candidats n’auront plus à prendre de nombreuses heures de conduite auprès de leur auto-école en attendant de passer l’examen. Diminuer les délais permet donc de baisser le coût du permis. D'après les statistiques, il faut actuellement attendre en moyenne plus de 3 mois pour repasser le permis après un échec.

François Brottes, à l’origine de cet amendement, explique que l’article L 312-13 du code de l’éducation stipule que «l’enseignement du code de la route est obligatoire et inclus dans les programmes d’enseignement des premier et second degrés». Le passage du code dans les lycées n’est toutefois qu’une des solutions : d’autres lieux devraient être proposés pour n’exclure aucun jeune. 

Reste à savoir si l’article 9 passera le cap des débats à l’Assemblée Nationale qui doivent débuter le 26 janvier. La réforme du permis de conduire est en effet contestée par l’opposition qui a tenté - sans succès - de faire adopter un amendement proposant de confier l’épreuve pratique du permis à des organismes certificateurs agréés, ce qui reviendrait probablement à augmenter le coût du permis.

Philippe Colombani, président de l’UNIC (Union Nationale des Indépendants de la Conduite) enrage, car il estime que la loi Macron est une «trahison» de la part du gouvernement. Pour lui, cette dernière ne devait pas traiter de la profession, ce domaine étant réservé à Mr Cazeneuve, ministre de l’Intérieur.