Grève des inspecteurs du permis de conduire

Publié le Jeudi 28 Novembre 2013

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Grève nationale illimitée

Ce jeudi, le principal syndicat des inspecteurs du permis de conduire, SNICA-FO, a lancé une grève nationale illimitée mettant des milliers de candidats au permis de conduire dans l'embarras.

Réduction des effectifs

Les inspecteurs craignent notamment des réductions d'effectifs (35 inspecteurs en 2014) qui pourraient être annoncées par le gouvernement suite à la séance plénière du Conseil national de la prévention routière (CNSR), qui se tiendra vendredi 29 novembre 2013 à Paris.


Conditions de travail

Les inspecteurs du permis de conduire mettent également en avant des conditions de travail difficiles. Ils travailleraient gratuitement, à raison de 30 minutes à une heure par jour en plus du temps réglementaire. Cela reste toutefois à prouver car, d'après les auto-écoles que nous avons interrogées, certains inspecteurs ne travailleraient pas plus de 5 h par jour lors des scéances de l'examen du code de la route !


Rester sous l'autorité de l'état

Enfin, le corps des inspecteurs craint une privatisation du système de passage des examens du permis de conduire. Cette privatisation est notamment défendue par l'UNIC, l'un des principaux syndicats de patrons d'auto-école.

Le système du permis de conduire : une vraie pagaille

Un syndicat d'inspecteurs propose que les écoles de conduite se contentent de former les élèves, et qu'ils s'inscrivent tout seuls à l'examen, comme en Suisse par exemple : de cette façon, chacun aurait les mêmes délais. Cette inscription individuelle a déjà été proposée dans le rapport Lebrun, tombé dans les oubliettes car les auto-écoles sont contre cette mesure.

Un syndicat de patrons d'auto-école se dit favorable à une privatisation de ce service de passage des permis de conduire de l'Etat mais là ce sont les inspecteurs qui ne sont plus d'accord.

Le système d'attribution des places de permis affectées aux auto-écoles est bizarrement calculé sur les premières présentations de l'année d'avant, rendant très difficile le changement d'auto-école en cas d'échec à l'examen.

Conséquence d'un système mal géré : les candidats attenndent de plus en plus longtemps pour passer les épreuves du permis de conduire.

Une solution

Il faut savoir que CNSR, CISR et consors sont formés par les mêmes membres depuis des décennies, représentants d'une profession dont les intérêts sont antagonistes et très éloignés des préoccupations des candidats au permis de conduire.

Peut-être que les représentants de l'État devraient-ils relire le rapport Lebrun et changer d'interlocuteurs lors des discussions, en donnant la parole aux représentants des candidats qui sont finalement les seuls réellement lésés par tous ces dysfonctionnements.