Auto-écoles : opérations escargot dans toute la France

Publié le Mercredi 11 février 2015

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Syndicats et réseaux d'auto-écoles se sont mobilisés ce lundi dans plusieurs grandes villes de France pour protester contre la réforme du permis en cours d'examen au Parlement. Des opérations escargots vont avoir lieu prochainement dans 13 villes de province, dont Lyon, Marseille et Bordeaux. Vendredi dernier, leur mobilisation avait déjà provoqué des kilomètres de bouchons en Ile-de-France.

La profession veut faire modifier le contenu de la loi Macron, examiné cette semaine à l'Assemblée nationale, qui prévoit un recours possible à d'autres intervenants que les inspecteurs pour les examens pratiques du permis de conduire, comme par exemple des agents de La Poste, ce qui a provoqué l’ire de l'Union nationale intersyndicale des enseignants de la conduite (Unidec) et des trois principaux réseaux d'auto-écoles, ECF, CER et City'Zen.

Contre l'évaluation du nombre d'heures à distance

Autre sujet de conflit : la suppression des 20 heures obligatoires de cours, avant la présentation à l'examen. Les réseaux professionnels estiment que cette mesure n’est pas bonne pour les jeunes conducteurs car, en dessous de 20 heures, le nouveau Référentiel pour l'Education à la Mobilisation Citoyenne (REMC), mis en place en 2014 pour valoriser un comportement responsable du futur automobiliste, risque de ne pas être abordé.

Le président de l’Unic, syndicat représentatif des auto-écoles, affirme que la loi Macron est « une déclaration de guerre ouverte contre les professionnels de la conduite, qui se retrouvent dans une impasse ». De plus, ces derniers rejettent l’idée de l'évaluation initiale à distance, sans contact direct avec un professionnel, comme le prévoit la loi. Toutefois, la mobilisation de vendredi a permis de renouer le dialogue et une réunion s’est tenue mardi entre les syndicats et le rapporteur thématique du projet de loi Macron.

Un délai d'attente limité à 45 jours

Concernant la loi Macron et la réforme du permis de conduire, l’Assemblée s’est penchée sur le problème du délai d’attente entre la fin de l’apprentissage théorique et le passage de l’examen. En 2013, il équivalait à 98 jours, avec de grandes disparités selon les régions (par exemple, 5 mois en Ile-de-France et moins d'un mois dans le Limousin) et devrait donc se limiter à 45 jours. Pour ce faire, le gouvernement veut décharger les inspecteurs de la surveillance des épreuves théoriques en confiant l'examen du code à des organismes agréés.